Les bungalows, the bungalows, die Bungalöwe

par le Comi­té de Pla­ni­fi­ca­tion du Sagoui­nat


Qu’est-ce qu’un bungalow ?

Un bun­ga­low est une uni­té d’habitation de vacance. On ne réside en bun­ga­low ni comme on prend un appar­te­ment, ni comme on des­cend à l’hôtel. On n’entre pas plus dans un bun­ga­low comme on entre en ménage. Un bun­ga­low est une uni­té d’habitation de vacance (Frei­zeit­woh­nein­heit).

Comment sont conçus vos bungalows ?

Dans les règles de l’art du bâtis­se­ment de bun­ga­lows, avec les siècles de der­rière, l’alliage du savoir et du faire colons et ges­tion­naires à la pointe, l’esprit de pool et le sens du bud­get — sans oublier : votre concours indus­trieux à nous regar­der faire en nous pro­po­sant des cafés.


Où se procurer vos bungalows ?

Nous les construi­sons, par toute tem­pête et tout soleil, en Dor­dogne ou chez vous — par­toùt se trouve du bois, du maté­riel de véran­da, la plus petite Frac­tion d’Insolation Pos­sible. Nos bun­ga­lows sont conçus pour être annuel­lap­pré­ciables (selon le prin­cipe de la Ganz­jahr­nutz­bar­keit). Vous devrez néan­moins nous pré­sen­ter un pro­jet de vie secon­daire et votre dis­po­si­tion à vil­lé­gia­tu­rer. Nous ne construi­sons en dur que pour la vie molle. Il est impor­tant que vous ne fas­siez rien, ou peu, à la mesure du tout dont nous nous occu­pons.

Comment reconnaître un bungalow ?

Cf. infra.



Un bun­ga­low, il y faut quatre choses qui sont des contraintes-sources et des objec­tifs-cer­ti­fi­ca­tions :
1. un nom nor­mé ;
2. une réponse à « où est la porte ?» ;
3. une fenêtre ;
4. un papier qua­drillé fin ou mil­li­mé­tré.


1. Le nom normé : « le / the / der » + « bungalow » + «[#BungalowUniqueId]»

Le nom est nor­mé selon les normes DIN-86D808LL et AFCOR-16D247L. Il est déno­ta­tif-clair (c’est presque un numé­ro). Le nom du bun­ga­low est la marque insigne de ce que le bun­ga­low appar­tient au pro­jet. Un nom bien déno­tant, bien clair, et c’est un bun­ga­low du pro­jet. Si le bun­ga­low n’a pas le nom nor­mé, c’est un bun­ga­low hors pro­jet, c’est-à-dire à ses risques pas un bun­ga­low du tout.



Le nom nor­mé témoigne de la vision (déno­ta­tive, claire). Le nom bien nor­mé, bien choi­si, bien clair, c’est la dési­gna­tion par­faite. Quand il y a inhæ­sion entre le nom du bun­ga­low et le plan du bun­ga­low, il y a com­mu­nion dans la norme et la construc­tion va toute seule. Des vivats sont lan­cés ; on s’arrête un moment de s’alimenter car c’est la fête. La fête nor­male de la com­mu­nion du nom et du plan, c’est l’assurance de regar­der la chose même quand on regarde le doigt.



Le nom nor­mé du bun­ga­low indique l’appartenance du bun­ga­low à plus grand que soi. Le bun­ga­low est dans sa classe quand il est nom­mé nor­ma­le­ment d’après son nom dans sa classe, c’est sa place. Le bun­ga­low répond (ents­pricht) à la norme et à l’appel. Un bun­ga­low bien nom­mé, c’est un bun­ga­low qui se sait essen­tiel au pro­jet et insuf­fi­sant à l’habiter seul : si le pro­jet « Les Bun­ga­lows » tient du holisme, c’est d’un holisme du kit. [Se repor­ter à Cen­ter Parc.] Le nom par­ti­cipe de la puis­sance invi­tante et la puis­sance admi­nis­trante du bun­ga­low. Le nom est beau (bien trou­vé) : il est invi­tant. Le nom est cor­rect (bien nor­mé) : il est admi­nis­trant. Beau nom + nom cor­rect : bon nom, bon bun­ga­low.


2. La réponse à « où est la porte ?»

On ne laisse pas filer un bun­ga­low dans le monde sor­dide du bâti sans l’avoir sou­mis à une série de tests de via­bi­li­té. Le test emblé­ma­tique de cette série, au point qu’il absorbe tous les autres termes de la série, c’est la ques­tion « où est la porte ?» ; qui sait y répondre s’assure péren­ni­té devant le bâti et tran­quilli­té équa­nime devant les vil­lé­gia­tu­rants. La réponse à la ques­tion de la porte est l’information mini­male don­née par le bâtis­seur à l’utilisateur ; elle mani­feste la dis­po­si­tion du bâtis­seur à aider, ser­vir, mettre en ser­vice au ser­vice (Hilf­sbe­reit­schaft).



Les bâtis­seurs de bun­ga­lows savent bien qu’une bonne porte est tou­jours « de ser­vice » — voire même toutes en comp­tant les mau­vaises incluses. La porte de ser­vice n’est pas une issue de secours, n’est pas une ouver­ture sage en attente de la catas­trophe. En bun­ga­low, la porte de ser­vice est la porte com­mune : entrée, sor­tie, récep­tion du cour­rier, livrai­son des piz­zas, expé­di­tion du linge aux bonnes, pre­mières et der­nières bises, acti­vi­tés de pas (mou­choirs, météo) ou de per­ron (rema­nie­ment minis­té­riel, poème, for­male Anzei­gen). La porte du bun­ga­low n’est dite « de ser­vice » que dans la mesure où dans ses gonds se tapit le bâtis­seur hilf­sbe­reit, dis­po­sé à répondre aux ques­tions et à sug­gé­rer des usages. C’est le Génie des Gonds : il en sort quand on l’agace, prêt à ser­vir.
La porte prin­ci­pale-de-ser­vice occupe un des spots du bun­ga­low. Ce spot est consti­tué d’un où plu­sieurs slots. L’unité des slots est le petit car­reau (cf. infra).


3. La fenêtre

Une fenêtre est une ouver­ture faite dans un mur pour lais­ser péné­trer l’air et la lumière, d’où on voit faci­le­ment qu’un bun­ga­low en néces­site. Vacances sans air et sans lumière : déplai­sance, manque d’appétit, frais de san­té sup­plé­men­taire. Une fenêtre est aus­si une vitre ajou­tée où il y avait du vide. C’est ce der­nier type que nous pri­vi­lé­gions — d’ailleurs un bun­ga­low peut être consi­dé­ré comme une grande vitre fou­tue là (dahin­ge­macht). Le bun­ga­low pour­voit en Lim­pi­di­té Bleue des Tro­piques et fraî­cheur du large : chez nous, chez vous, tou­jours de l’air et de la lumière. On fait des fenêtres de 12 mètres de haut dans les colon­nades d’autant — la chan­cel­le­rie a aimé.
Aus­si, la fenêtre per­met que le monde de hors du bun­ga­low soit vue dans la pers­pec­tive même de la norme dont le bun­ga­low fait célé­bra­tion (rec­tan­gu­laire), donc accroît le plai­sir et la conte­nance (Gelas­sen­heit) — c’est démon­tré : voir le monde à tra­vers une pers­pec­tive « comme ça » est ras­sé­ré­nant.


4. Le papier de petite carrière

Un papier qua­drillé fin s’appelle kleinka[r]riert («le papier petit-qua­drillé / de petite car­rière»). Klein­ka­riert est qui pense par slots, s’enquiert du nor­mage, place sa porte de ser­vice, sa vitre-là. Le papier de petite car­rière est le papier des Gens du « Créa­tif » (Krea­tiv­leute) dans les entre­prises de ration.
Le phé­no­mène du « Créa­tif » est mal connu ; conten­tons-nous ici de rap­pe­ler que si la Créa­tion est en pierres, peaux, tresses, arômes, le « Créa­tif » est de même forme mais en allu­mettes.
Le « Créa­tif » est en cours. Le petit car­ré radi­ca­lise et idéa­lise le rec­tangle, qui mar­quait, dans le monde ancien, l’emplacement d’un ciel des­cen­du, et, dans le monde nou­veau, celui d’un temple enle­vé. Dans le monde contem­po­rain, le bâton de l’augure est rem­pla­cé par l’allumette : le « Créa­tif » est en marche.


Résider en bungalow est-il permis si on veut bien ?

L’adaptation de nos bun­ga­lows aux besoins pré­cis est assu­ré par nos tests de via­bi­li­té qui, à leur tour, s’appuient sur la puis­sance admi­nis­tra­tive bun­ga­lesque nana­na. Donc c’est un para­doxe com­pré­hen­sible que leur viva­bi­li­té invi­tante aurait pour résul­tat des dési­rs d’y prendre habi­ta­tion dont les normes DIN, etc., sti­pulent une pro­hi­bi­tion stricte. Il y a des excep­tions pos­sibles et il peut arri­ver d’habiter en bun­ga­low comme dans une mai­son de rési­dence nor­male (non-fes­tine). N.B. : C’est que ces excep­tions tombent dans le cadre de si-on-veut-bien, même si ça arrive anec­do­ti­que­ment. Chaque per­sonne vou­lant rési­der en bun­ga­low de per­ma­nence est conseillée de se por­ter can­di­date pour une carte de résident sans oublier l’adage selon lequel si tu résides, c’est fou­tu.



NOUS AVONS LE PROJET (SA MARQUE INSIGNE) — POUR, LE BÂTI, VOUSVOUS N’AYEZ PAS CRAINTENOTRE DISPOSITION VA VOUS AIDERPRINCIPE : L’ADMINISTRATION DU SERVICENOUS, POUR VOUS, CONÇOISLAISSE FAIREPOUSSE-TOIPRENDS SOIN DE TOINOUS DÉCOUVRIR, NOUS CONTACTER :
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