07 09 19




Adap­ta­tion d’un truc dit sur la Plaine (Mar­seille), le 19 juin 2018.
Kind of suite du volume 1, cou­pé-fou­tu avec Typi­scheak en février 2016.

05 08 19

Le numé­ro 4 de Lego­vil est dans le monde.

Lego­vil est une revue d’explication. Elle est faite en trois jours par une quin­zaine de gens qui changent. Celle-ci a été faite à La Cherche (Cher­bourg) du 28 au 30 juin 2019 par Ivan Bas­so, Marie Chiam­bret­to, Joa­chim Cle­mence, Sam Com­me­tu­veux, Fré­dé­ric Danos, Fré­dé­ric Deotte, Tho­mas Ducasse, Bri­gitte Gof­fart, Miguel Hélaine, Mikaël Hen­ry, Antoine Hum­mel, Arthur James, Jean-Bap­tiste L’Héritier, Vir­gi­nie Leva­vas­seur, Fré­dé­ric Leter­rier, Laurent Mau­ny, Xavier Metz, Jan Mid­del­bos, Oli­vier Nou­ris­son, Phi­lipp Rabe, Ama­lia Var­gas, et Michel Vachey sans le savoir. 64 pages. 60 exem­plaires. 8€ de main à main, 13€ par la poste.

(ou : legobistable[at]gmail.com)
testanonpertinente.net/Legovil

08 03 19

Le numé­ro 3 de Lego­vil est dans le monde.

Lego­vil est une revue d’explication. Elle est faite en trois jours par une quin­zaine de gens qui changent. Celle-ci a été faite à Lyon du 7 au 10 février 2019 par Valen­ti­na Bar­ri­ga, Alice de Bois­se­zon, Pierre Borel, Fré­dé­ric Déotte, Audrey Dewet, Tho­mas Ducasse, Alexandre Dumont, Timo­they V. K. Dyèvre, Chris­tophe Dymanche, Lei­la El Yaa­ka­bi, Bri­gitte Gof­fart, Éli­sa­beth Pré­fet, Hugo Hyart, Antoine Hum­mel, Léa Lanoë, Xavier Metz, Oli­vier Nou­ris­son, Phi­lipp Rabe, Ama­lia Var­gas, ain­si que Gré­goire Sou­rice en déta­che­ment, et Julien Schnei­der et Juan Die­go Ote­ro sans le savoir. 48 pages. 60 exem­plaires. 13€ frais de port inclus.


(ou : legobistable[at]gmail.com)
testanonpertinente.net/Legovil

16 10 18

Les raisons personnelles : faire des phrases

Le 6 jan­vier 2017, j’ai écrit à une dizaine d’ami.es pour leur pro­po­ser de venir gros­sir un pad d’écriture col­lec­tive en écri­vant, à par­tir de l’énoncé « La per­sonne perd en géné­ral», d’autres énon­cés, en géné­rant des phrases qui seraient toutes d’emblée consi­dé­rées comme « valables » ou « justes ». Je cher­chais à créer, dans les termes exal­tés de cette invi­ta­tion, « un espace béni où aucune faute n’est pos­sible, un lieu sans his­toire où l’erreur n’existe pas ».

Depuis, certain.es de ces ami.es sont venu.es poser des trucs sur ce pad ; avec d’autres, j’ai eu des conver­sa­tions à pro­pos de l’énoncé ; d’autres encore ont mani­fes­té un inté­rêt dis­tant mais bien­veillant. Ces atten­tions m’ont aidé à faire des phrases, à conti­nuer à croire faire des phrases pos­sible, et à tenir une cer­taine dépense lan­ga­gière pour néces­saire et enjaillante – alors que mes « rai­sons per­son­nelles » me por­taient à l’époque à croire que par­ler ne règle rien.

Très vite, le géné­ra­teur de phrases s’est consti­tué en atte­lage : Joa­chim Clé­mence m’a rejoint dans mon sou­ci, a fait de mon sou­ci notre sou­ci, et après quelques mois de géné­ra­tion com­mune, quelques mois à ten­ter de faire des phrases à deux, nous avons mis en ligne un site, qui existe à cet état stable mais pas arrê­té [note du 10 03 2020 : le ser­veur coû­tait trop cher, donc le site n’existe plus].

Faire des phrases, comme pro­gramme, ne s’est réduit pour nous ni à un exer­cice paro­dique (oppo­ser une gri­mace aux savoirs logiques), ni à une déri­sion de toute « forme » («phra­ser » venant rem­pla­cer « com­po­ser»). Faire des phrases, en l’occurrence, ten­tait de faire aller l’attelage le plus loin pos­sible dans la semoule d’une léga­li­té imma­nente : l’horizon de cette pro­gres­sion com­mune a pu être que tout se tienne, comme dans l’idéalité théo­lo­gique du cor­pus, juri­dique du code, phi­lo­so­phique du sys­tème ; en revanche, jamais cet atte­lage ne fut tenu par le genre de loyau­té ou de mutua­lisme qui mène au tous se tiennent.

L’attelage fut tenu par les gonds ou le joug d’un enga­ge­ment dont je ne trouve pas pour l’instant de for­mule moins évan­gé­lique : que tes sou­cis soient les miens. Faire des phrases ten­tait fina­le­ment de conju­guer, dans une forme de ratio­na­li­té sinon guin­dée, au moins opi­niâtre, les sou­cis les plus divers — poé­tiques et poli­tiques, notam­ment — et les rai­sons per­son­nelles, aus­si irre­ce­vables qu’inévitables. L’attelage aura essayé, à par­tir des géné­ra­tions pre­mières et bor­dé­liques — à par­tir, en fait, de la pelote à pro­blèmes qu’entraînent un énon­cé à ce point géné­ra­liste et la contrainte de ne contre­dire aucun des énon­cés qu’il aura géné­rés — de conti­nuer à faire des phrases en com­mun, c’est-à-dire à se faire du sou­ci com­mun. En un sens, ché­rir notre sou­ci aura été joué en par­tie contre cha­cun ché­rir le sien. En un sens, notre seule mis­sion était de conti­nuer, vaille que vaille plus que coûte que coûte – à (s’)en faire. Et ça donne quoi, des phrases vaillantes qui valent bien ce qu’elles valent en un sens et dans tous les autres.Conti­nuer