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Index « Lu »
Mode : Lu

Toutes les facultés dont nous avons parlé, qu’il s’agisse des facultés de connaissance ou des facultés vitales, qu’il s’agisse des facultés naturelles ou artificielles, sont, c’est à noter, appelées opérations [energeia]. L’opération est la force et l’activité naturelles de chaque essence – ou encore : toute essence a une activité innée qui est son opération naturelle ; il est donc clair qu’à même essence correspond même opération, et que là où les natures diffèrent les opérations diffèrent. Aucune essence ne peut être séparée de son opération naturelle. l’opération naturelle est, dans chaque essence, la force qui rend la nature de cette essence manifeste. Ou : l’opération naturelle est la puissance, première et perpétuellement active, de l’âme qui intellige ; c’est le verbe qui s’écoule d’elle naturellement et perpétuellement comme une source. Ou encore : l’opération naturelle est la force et l’activité de chaque essence dont seul est privé ce qui n’est pas.

Mais on appelle aussi opérations des actions, par exemple parler, manger, boire, etc. Les affections naturelles reçoivent aussi le nom d’opérations, par exemple la faim, la soif, etc. Enfin, l’effet d’une force est aussi souvent appelé opération. […]

L’opération première et la seule véritable énergie naturelle est la vie volontaire, rationnelle et libre qui constitue l’humanité. Comment ceux qui en privent le Seigneur peuvent-ils affirmer qu’Il s’est fait homme ?

L’opération est activité radicale de la nature : et par radical il faut entendre mû par soi-même.

[C’est au chapitre suivant que la praxis est définie comme energeia logikê]

Jean DamascèneLa foi orthodoxe [730-740]t. 2chap. 23 : « De l’énergie »
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Ni les anges de Dieu, ni les démons ne connaissent les choses à venir ; ils prédisent cependant. Dieu dévoile aux anges l’avenir et leur demande de le prédire ; ce n’est qu’ainsi que ce qu’ils annoncent se produit. Les démons aussi prédisent, tantôt parce qu’ils voient de loin venir les événements, tantôt parce qu’ils conjecturent. De là qu’ils mentent pour la plupart et qu’on ne doive pas les croire, même s’ils disent vrai souvent de la façon que nous avons dite, car ils connaissent aussi les Écritures.