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Publié en 1976

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Mode : Lu

Le monde va finir. La seule raison, pour laquelle il pourrait durer, c’est qu’il existe. Que cette raison est faible, comparée à toutes celles qui annoncent le contraire, particulièrement à celle-ci  : Qu’est-ce que le monde a désormais à faire sous le ciel  ? Car, en supposant qu’il continuât à exister matériellement, serait-ce une existence digne de ce nom et du Dictionnaire historique  ? Je ne dis pas que le monde sera réduit aux expédients et au désordre bouffon des républiques du Sud-Amérique, que peut-être même nous retournerons à l’état sauvage, et que nous irons, à travers les ruines herbues de notre civilisation, chercher notre pâture, un fusil à la main. Non  ; car ces aventures supposeraient encore une certaine énergie vitale, écho des premiers âges. Nouvel exemple et nouvelles victimes des inexorables lois morales, nous périrons par où nous avons cru vivre. La mécanique nous aura tellement américanisés, le progrès aura si bien atrophié en nous toute la partie spirituelle, que rien, parmi les rêveries sanguinaires, sacrilèges ou anti-naturelles des utopistes, ne pourra être comparé à ses résultats positifs. Je demande à tout homme qui pense de me montrer ce qui subsiste de la vie. De la religion, je crois inutile d’en parler et d’en chercher les restes, puisque se donner la peine de nier Dieu est le seul scandale, en pareilles matières. La propriété avait disparu virtuellement avec la suppression du droit d’aînesse  ; mais le temps viendra où l’humanité, comme un ogre vengeur, arrachera leur dernier morceau à ceux qui croiront avoir hérité légitimement des révolutions. Encore, là ne serait pas le mal suprême.

L’imagination humaine peut concevoir, sans trop de peine, des républiques ou autres États communautaires, dignes de quelque gloire, s’ils sont dirigés par des hommes sacrés, par de certains aristocrates. Mais ce n’est pas particulièrement par des institutions politiques que se manifestera la ruine universelle, ou le progrès universel  ; car peu m’importe le nom. Ce sera par l’avilissement des cœurs. Ai-je besoin de dire que le peu qui restera de politique se débattra péniblement dans les étreintes de l’animalité générale, et que les gouvernants seront forcés, pour se maintenir et pour créer un fantôme d’ordre, de recourir à des moyens qui feraient frissonner notre humanité actuelle, pourtant si endurcie  ? — Alors, le fils fuira la famille, non pas à dix-huit ans, mais à douze, émancipé par sa précocité gloutonne  ; il la fuira, non pas pour chercher des aventures héroïques, non pas pour délivrer une beauté prisonnière dans une tour, non pas pour immortaliser un galetas par de sublimes pensées, mais pour fonder un commerce, pour s’enrichir, et pour faire concurrence à son infâme papa, fondateur et actionnaire d’un journal qui répandra les lumières et qui ferait considérer le Siècle d’alors comme un suppôt de la superstition. — Alors, les errantes, les déclassées, celles qui ont eu quelques amants et qu’on appelle parfois des Anges, en raison et en remerciement de l’étourderie qui brille, lumière de hasard, dans leur existence logique comme le mal, — alors celles-là, dis-je, ne seront plus qu’impitoyable sagesse, sagesse qui condamnera tout, fors l’argent, tout, même les erreurs des sens  ! Alors, ce qui ressemblera à la vertu, que dis-je, tout ce qui ne sera pas l’ardeur vers Plutus sera réputé un immense ridicule. La justice, si, à cette époque fortunée, il peut encore exister une justice, fera interdire les citoyens qui ne sauront pas faire fortune. Ton épouse, ô Bourgeois  ! ta chaste moitié, dont la légitimité fait pour toi la poésie, introduisant désormais dans la légalité une infamie irréprochable, gardienne vigilante et amoureuse de ton coffre-fort, ne sera plus que l’idéal parfait de la femme entretenue. Ta fille, avec une nubilité enfantine, rêvera, dans son berceau, qu’elle se vend un million, et toi-même, ô Bourgeois, moins poète encore que tu n’es aujourd’hui, tu n’y trouveras rien à redire  ; tu ne regretteras rien. Car il y a des choses, dans l’homme, qui se fortifient et prospèrent à mesure que d’autres se délicatisent et s’amoindrissent  ; et, grâce au progrès de ces temps, il ne te restera de tes entrailles que des viscères  ! — Ces temps sont peut-être bien proches  ; qui sait même s’ils ne sont pas venus, et si l’épaississement de notre nature n’est pas le seul obstacle qui nous empêche d’apprécier le milieu dans lequel nous respirons  ?

Quant à moi, qui sens quelquefois en moi le ridicule d’un prophète, je sais que je n’y trouverai jamais la charité d’un médecin. Perdu dans ce vilain monde, coudoyé par les foules, je suis comme un homme lassé dont l’œil ne voit en arrière, dans les années profondes, que désabusement et amertume, et, devant lui, qu’un orage où rien de neuf n’est contenu, ni enseignement ni douleur. Le soir où cet homme a volé à la destinée quelques heures de plaisir, bercé dans sa digestion, oublieux — autant que possible — du passé, content du présent et résigné à l’avenir, enivré de son sang-froid et de son dandysme, fier de n’être pas aussi bas que ceux qui passent, il se dit, en contemplant la fumée de son cigare  : « Que m’importe où vont ces consciences  ? »

Charles Baudelaire« Fusées » OCt. 2éd. Claude PichoisGallimard – « La Pléiade »1976p. 665-667
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kortner raconte qu’un comique viennois, arrivant à new york, a baisé la terre devant les photographes de presse. il n’y a pas de quoi s’offusquer, dit kortner. ça ne signifie rien de plus que : « baise la terre ».

kortner erzählt, wie ein wiener komiker, in new york ankommend, vor den pressefotografen die erde küßt, das darf einen nicht stören, sagt kortner. es bedeutet nur : « küß die erde. »

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(partant d’un tableau de Wafte Midani) 

Sur champ de sang, comme du fond de l’immémorial, les cavaliers envahissent l’espace. Méthodiquement. Ont déjà envahi l’espace. Immobiles. En occupant déjà comme d’un pays conquis les lignes stratégiques, de distance en distance. Verticales, horizontales, diagonales. Comme si l’invasion s’était jouée bien avant que le regard la constate, selon la structure même de l’étendue.

Jean Paris« Stratégies du visuel »Change, n° 261976
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La vive exaltation qu’engendrait Mai 68 était mêlée d’une certaine inquiétude : est-ce que le choc serait assez fort pour annihiler le passif de 50 ans de contre-révolution, si on excepte quelques moments éruptifs au cours des journées de 1936 qui eurent elles aussi l’aspect de fête, pleines de spontanéité — en cela elles anticipaient — et les débuts de la révolution espagnole ; ce furent des échappées révolutionnaires au sein de la contre-révolution. Mai 68 c’était le début d’un cycle. J’en avais la conviction ; il fallait l’étayer, le prouver. La réflexion ne pouvait pas être mise de côté. Ce qui était immédiatement le plus important c’est qu’on avait affaire à un mouvement révolutionnaire qui ne posait pas une détermination classiste, qui manifestait donc bien l’exigence indiquée dans Origine et fonction de la forme parti : une révolution à un titre humain.

Il n’y avait pas possibilité de mythiser ou mythologiser Mai 68, ni possibilité d’être déçu car l’élément essentiel s’était effectué : la rupture dans le continuum de la contre-révolution, la discontinuité. C’est pourquoi il n’a jamais été question d’une défaite de Mai 68. Il n’y a pas eu de bataille, ni alignement d’une armée quelconque contre une autre. Le mouvement ne s’opposa pas directement à un immédiat mais à une totalité ; il ne s’en prit pas à des individus particuliers mais à tout un système et, vue sa faiblesse, il s’est souvent contenté d’exprimer une vie dans la brèche ouverte dans ce dernier.

L’absence d’une donnée classiste immédiate pouvait sembler une infirmation de la théorie de K.Marx, mais c’était une confirmation de son schéma global de la dynamique révolutionnaire. Les classes les plus prés de la Gemeinwesen en place interviennent d’abord ; d’où le rôle reconnu aux nouvelles classes moyennes considérée comme les introductrices de la classe révolutionnaire, celle qui doit accomplir le bouleversement des années 1975-80. Les grandes grèves de 1970 comme celle de Kiruna ou la révolte des ouvriers polonais furent interprétées en fonction de cette perspective. Il semblait réellement que le prolétariat avait tendance à être ramené sur la scène mondiale.

La non-affirmation d’une donnée classiste pouvait, en outre, se comprendre comme se développant dans la dynamique de la révolution puisque K.Marx a souvent insisté que le but de celle-ci était la suppression du prolétariat, la maturité du mouvement naissant avec Mai 68 devait s’affirmer dans la mesure où la négation du prolétariat s’imposerait de plus en plus. Ainsi ce que je pensais devoir mettre au premier plan ce n’est pas l’autonomie du prolétariat dont parlait tant Potere Operaio, par exemple, mais sa négation.

Jacques Camatte« Vers la communauté humaine »Invariance1976lien
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La dimension Gemeinwesen se perçoit également dans ce que ce dernier a appelé le travail universel, le cerveau social (expression reprise par Bordiga), cerveau social qu’on trouve théorisé sous une autre forme par Leroi-Gourhan dans Le geste et la parole. Nous pensons avec notre propre cerveau mais aussi avec celui de l’espèce en tant que sommation de tous les êtres qui nous entourent et nous précèdent. C’est pourquoi le sentiment de l’espèce que dévoile Bordiga est une autre affirmation de la Gemeinwesen.

Jacques Camatte« Marx et la Gemeinwesen »Invariance1976lien
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Nous voyons et nous parlons. Et ce qui tient dans l’écart de ces évidences, ce serait déjà toute la structuration de notre problème, autrement dit le problème de notre structuration. Nous parlons et nous voyons. Et ce qui peut ici nous retenir, mais un bon moment, ce ne sera, à bien réfléchir, que le statut de cette conjonction, de cet et.

> Suit un développement sur les deux « annexionnismes » (du visuel au linguistique et du linguistique au visuel).

Jean Paris« Syntaxe du visible »Change, n° 261976
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Le célèbre ouvrage de Huizinga Homo Ludens a placé récemment la catégorie du jeu au centre de l’esthétique et pas seulement de l’esthétique : il prétend que la culture elle-même naît comme jeu. « L’expression ’élément ludique de la culture’ ne signifie pas que les différentes activité de la vie culturelle ont réservé une place importante aux jeux, ni que la culture provient du jeu selon un processus évolutif, de telle sorte que quelque chose qui, à l’origine, était du jeu serait devenu plus tard quelque chose qui n’est plus du jeu et qu’on peut qualifier désormais de culture. Il s’agit bien plus de montrer qu’à l’origine la culture est jeu. »
[…]
Huizinga aboutit à une théorie extrêmement perspicace de l’humour : « On se pose la question si même pour le sauvage sa foi dans les mythes les plus sacrés n’était pas dès le début liée à une conception quelque peu humoristique. » « Un élément semi-humoristique ne peut être séparé du mythe authentique. » Les fêtes religieuses des peuples primitifs ne sont pas « celle d’une extase ni d’une illusion totale… elles ne sont pas dépourvues d’une conscience sous-jacente du ’simulacre’. » « Que l’on exerce ou que l’on subisse le charme, on est en même temps du côté de ceux qui savent et du côté de ceux qui sont dupés. Mais on veut être dupé. » Sous cet aspect, celui de la conscience de la fausseté du vrai, tout participe à l’humour et surtout la modernité ténébreuse : Thomas Mann a souligné ce fait chez Kafka, il est évident chez Beckett : « C’est dans le concept de jeu même que l’on saisit le mieux l’affinité et l’inséparabilité de la croyance et de la non-croyance, le lien entre le sérieux le plus grand et la malice ou la ’plaisanterie’. » Ce qui, ici, est dit du jeu, on peut sans doute le dire de tout art. En revanche, on peut contester l’interprétation que fait Huizinga du « caractère hermétique du jeu » qui entre en collision avec sa propre définition dialectique du jeu comme unité de la « croyance et de la non-croyance ».

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feuchtwanger ici à dîner. sujet de conversation, à nouveau : hitler est-il un politicien bourgeois ? conception de feutchtwanger et de la plupart des adversaires d’hitler, hitler est un histrion totalement insignifiant que la reichswehr a engagé pour s’occuper de ses affaires. argument choc : le style c’est l’homme. pas de plan, pas d’idée originale, hostilité à l’égard de la pensée etc. pour ma part, hitler grand homme me convient tout à fait, i.e. il me semble urgent de réviser la notion bourgeoise de grand homme (donc de la grandeur bourgeoise, de ce qu’est ou de ce que peut être un grand politicien bourgeois), raison pour laquelle je suis prêt tout simplement à traiter hitler de grand politicien bourgeois – mais en dehors même de cela, la conception de feuchtwanger, qui n’est autre que la conception bourgeoise, ne me paraît judicieuse ni du point de vue de la propagande, ni du point de vue de l’histoire. on ne combat pas hitler en le présentant comme particulièrement incapable, comme une monstrueuse excroissance, un pervers et un charlatan, un cas spécialement pathologique, ni en lui opposant comme des modèles, des modèles inaccessibles, les autres politiciens bourgeois ; de même qu’on ne combat pas le fascisme en l’isolant de la bourgeoisie « saine » (reichswehr et industrie), afin de mieux l’éliminer « seul ». goûterait-on le personnage, s’il était « grand » ? – mais toute représentation théâtrale approfondie du phénomène me paraît également exclue, si par ex. on omet qu’il s’agit d’un phénomène vraiment national, d’un « volksführer », d’un politicien rusé, vivant, non conventionnel et original, et alors seulement sa corruption, son insuffisance, sa brutalité extrêmes etc. etc. entreront en jeu avec toute l’éfficacité voulue. la petite bourgeoisie, classe sans issue entre toutes, établit sa dictature à l’heure où le capitalisme connaît une situation entre toutes sans issue. cette dictature n’est qu’apparente dans la mesure où elle s’impose entre les classes qui se perpétuent, accentuant ainsi le poids « naturel » (le poids économique) de la grande bourgeoisie (les junkers), et ne gouverne pas « dans le sens » de la petite ; elle fait office de prête-main, de prête-poing, mais le poing a une relative autonomie ; l’industrie obtient son impérialisme, mais doit prendre celui qu’on lui donne, signé hitler. le pathologique est entièrement ici un phénomène de classe. La neurasthénie d’hitler est celle d’un receveur de postes. toute la visée, consciente est forcément pure idéologie, mauvais mythe, irréalisme. la bête, très malade, très dangereuse, très vigoureuse, pense avec précision dans le détail, s’exprime le plus habilement en s’exprimant confusément (le style, c’est la situation), elle agit brusquement, maladivement, « intuitivement », elle produit sans cesse des vertus faites de ripostes anticipées aux coups de l’ennemi. « tirer l’épée » peut sembler ridicule, contre les tories ce n’est pas ridicule, mais adéquat. l’antisémitisme non plus n’a rien d’« absurde », aussi répugnant soit-il. la nation opéra là sur le fantôme. la bourgeoisie, qui n’avait jamais eu l’hégémonie politique, créa ainsi un sentiment national (« contre les juifs » égalait « pour les frères sudètes »).

feuchtwanger zum abendessen hier, thema wieder ist hitler ein hampelmann ? f[euchtwanger] und der meisten hitlergegner konzeption, nach der h[itler] ein völlig unbedeutender mime ist, den die reichswehr engagiert hat, ihre geschäfte zu besorgen. hauptargument : der stil ist der mann, kein plan, keine originelle idee, feindschaft gegen denken usw. nun ganz abgesehen davon, daß hitler mir als großer mann durchaus willkommen ist, dh daß mir eine revision der bürgerlichen Vorstellung von großem mann (also von bürgerlicher große, von dem, was ein großer bürgerlicher politiker ist oder sein kann) akut zu sein scheint, weshalb ich ohne weiteres bereit bin, H [itler] als großen bürgerlichen politiker zu behandeln — scheint mir die feuchtwangersche konzeption, die eben die bürgerliche ist, weder vom propagandistischen noch vom historischen Standpunkt aus sinnvoll, man bekämpft hitler nicht, wenn man ihn als besonders unfähig, als auswuchs, perversität, humbug, speziell pathologischen fall hinstellt und ihm die andern bürgerlichen politiker als muster, unerreichte muster, vorhält ; wie man ja auch den faschismus nicht bekämpfen kann, wenn man ihn vom >gesunden< bürgertum (reichswehr und industrie) isolieren und >allein< beseitigen will, würde man ihn goutieren, wenn er >groß< wäre ? - aber auch eine tiefgreifende dramatische darstellung zb scheint mir nicht möglich, wenn übersehen wird, daß er eine wirklich nationale erscheinung, ein >volksführer<, ist, ein schlauer, vitaler, unkonventioneller und origineller politiker, und seine äußerste korruptheit, Unzulänglichkeit, brutahtät usw kommen erst dann wirkungsvoll ins spiel, die auswegloseste aller klassen, das kleinbiirgertum, etabliert sich diktatorisch in der ausweglosesten Situation des kapitalismus. die diktatur ist nur insofern scheinbar, als sie sich zwischen den weiterbestehenden klassen durchsetzt, so das >natürliche< (ökonomische) gewicht des großbürgertums (junkertums) zur verschärften geltung bringt und nicht >im sinn< des kleinbürgertums regiert ; es ist hand langertum, faustlangertum, aber die faust hat eine gewisse Selbständigkeit ; die Industrie bekommt ihren Imperialismus, aber sie muß ihn nehmen, wie sie ihn bekommt, den hitlerschen. das pathologische ist etwas durchaus klassenmäßiges, hitlers neurasthenie ist die neurasthenie des postsekretärs. alles zielhafte ist notgedrungen pure ideologie, schlechter mythos, unreal, die bestie, sehr krank, sehr gefährlich, sehr stark, denkt scharf im detail, drückt sich am schlauesten aus, wenn sie sich verworren ausdrückt (der stil ist die Situation), handelt sprunghaft, krankhaft, >intuitiv<, produziert dauernd fügenden, die aus not gemacht sind, die berühmten >stöße< sind lauter gegenstöße zu anti [zijpierten stoßen der feinde. >das schwert zu ziehen< mag lächerlich sein, gegen die tories ist es nicht lächerlich, sondern adäquat, der antisemitismus ist ebenfalls nichts »sinnloses« , wenn er auch etwas abscheuliches ist. die nation operierte da am phantom. das bürgertum, das die politische herrschaft nie bekommen hatte, schuf so ein nationalgefühl ( »gegen die juden< war »für die sudetenbrüder<).

Mode : Lu

Selon Benjamin, Freud estimerait que la sexualité est vouée à dépérir un jour. Notre bourgeoisie estime représenter l’humanité. Lorsque l’aristocratie perdit la tête, elle garda au moins sa queue. La bourgeoisie, pour sa part, a réussi à ruiner jusqu’à la sexualité. Je suis en train d’aider Ruth à terminer un volume de nouvelles intitulé TOUT ANIMAL PEUT. 70 % des femmes seraient frigides. Nous tenons de bons titres (HATE EST LE NOM DU VENT, qui fait chuter l’échafaudage. TOUS LES CHEVAUX DU ROI ET TOUS LES HOMMES DU ROI. Puis SERVICE etc.) Improductivité de la technique. L’orgasme comme coup de chance [der orgasmus als glücksfall].