In a kind of bioeconomic warfare, agribusiness can prosper when deadly influenza strains originating from their own operations spread out to their smaller competition.
No conspiracy theory need apply. No virus engineered in a laboratory. No conscious acts of espionage or sabotage. Rather we have here an emergent neglect from the moral hazard that arises when the costs of intensive husbandry are externalized.
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Publié en 2016
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Pathogens, however, are no mere protagonists, battered to and fro by the tides of human history. They also act of their own volition, if you’ll excuse the anthropomorphism. They display agency. And they have by virtue of their evolutionary changes forced agribusiness to the bargaining table, a place where that ilk, given their successes, think they excel. The resulting agreement is written as no treaty or contract nor even in anything we would recognize as communication. It is found instead in a form of xenospecific convergence. The two parties have maneuvered into an agriculture of mutual interests, at times reacting forcefully within each’s own domain in the other’s favor. One thinks perhaps such convergence could be at best unconscious. An emergent epiphenomenon, maybe. I discovered otherwise, and that’s the shock. No virus engineered in a lab, no plan to purposely spread influenza, but a conspiracy of man and microbe nonetheless, with humanity and many a wildlife population at stake.
Ce sont les mêmes éléments qui composent l’esprit et le monde. Cette situation est identique pour tout esprit et son monde, malgré l’abondance insondable de « renvois » entre eux. Le monde m’est donné une seule fois, et non pas sous une version existante et une version perçue. Le sujet et l’objet ne font qu’un. On ne peut dire que la barrière entre eux a été brisée par suite d’une pratique récente dans les sciences physiques, puisque cette barrière n’existe pas.
Processus permettant l’imposition d’un nom et qui se déroule de la manière suivante (nous nous appuyons sur le De Intellectibus) : au fondement de toute connaissance, il y a la sensation qui « touche légèrement » l’objet, puis vient l’imagination qui, en se débarrassant d’une extériorité, saisit la chose de manière confuse ou indéterminée – car imaginer, c’est accueillir simplement la chose sans considérer encore en elle ni nature ni propriété. Enfin vient l’intellection. Celle-ci, ayant comme acte essentiel celui de l’« attentio », débarrassée de toute extériorité, observant à travers les yeux de l’esprit, intellige « sa chose ». Par les images, l’intellect vise une nature ou propriété de la chose en se plaçant devant son objet ; et il se l’approprie. De la sensation à l’intellection, en passant par l’image, un processus d’abstraction permettant la fondation des intellections, comme portée au terme de la connaissance, a lieu. C’est ainsi que nous obtenons les « connaissances des natures qui fonderont l’imposition des noms, l’attribution du prédicat au sujet et enfin le raisonnement ».
L’attentio, viser une nature ou une propriété, se livrer à une chose – comme acte de l’âme – ne pourrait pas ne pas être un phénomène d’ordre personnel, c’est-à-dire un phénomène propre et exclusif à un « point de vue particulier », car le sujet – le sujet mettant en œuvre cette puissance – dans cet acte, se fait ; d’une certaine manière, la personne de l’acte intellectif, en se posant devant son objet, s’impose comme son propriétaire, voire comme l’auteur de la chose concernée. Ce n’est pas l’homme en général qui vise ; toute visée n’est jamais que la visée de quelqu’un. La chose nommée, inscrite maintenant dans le monde langagier (c’est une chose dite), se détermine. Le langage étant une institution humaine, la chose s’humanise. La visée comme condition de possibilité de l’intellection est traversée par ce que la phénoménologie appellera plus tard, une intentionnalité, la chose, la pensée de la chose, cette chose-là, n’étant telle que pour celui qui la saisit.
C’est pour cette même raison que l’engendrement de l’intellection dans l’esprit de l’autre (c’est-à-dire : signifier) ne peut qu’être semblable, et non pas de l’ordre du « même ». Reformulons notre phrase, par conséquent : viser, s’intéresser ou faire attention à une chose en tant qu’elle est telle chose, ne pourrait pas ne pas être un phénomène d’ordre personnel (de propre à un « singulier »).
La signification, essentielle à la communication, se voit affectée d’une double contrainte : une cause et une similitude. Une cause, car il n’y a pas de pensée sans objet ; penser, c’est toujours penser quelque chose ; et une similitude, car il faut poser qu’entre mon intellection et celle de l’autre, bien qu’elles soient nécessairement liées par la même « cause », dans l’acte de transfert, une coïncidence absolue n’aura jamais lieu.
2374. En l’an Mil (see D. Milo) l’immense majorité des habitants des pays chrétiens ne sait pas qu’on est en l’an mille. De plus (et surtout selon moi) le nombre mille est trop grand pour ce monde-là. Il n’a aucun sens pour eux (see Tongas).
[…]
2376. Suite des nombres : pas le « plus uno » mais le « encore plus grand ».
2377. La possibilité de discrétiser distinctement les grandes quantités de singuliers est une hypothèse invérifiable.
2378. On peut avoir le souvenir d’une année, pas d’un siècle.
2379. Les progrès de la « numeracy » (USA, 19e) ont été liés à la question : qui avait besoin de compter ?, et jusqu’où ?
[…]
2389. Pourquoi « Mille e tre » ? pour la même raison que « mille et une » : pour n’en pas finir.
2390. « Mille e tre », comme « Mille et une » = oméga plus un ; recommencement après l’infini. « Mille » est là comme « faisant fonction de » l’infini.
(du conte ; rem. 182)
2255. Que le conte dit vrai – Le conte dit toujours vrai. Ce que dit le conte est vrai parce que le conte le dit. Certains disent que le conte dit vrai parce que ce que dit le conte est vrai. D’autres que le conte ne dit pas le vrai parce que le vrai n’est pas un conte. Mais en réalité ce que dit le conte est vrai de ce que le conte dit que ce que dit le conte est vrai. Voilà pourquoi le conte dit vrai.
2256. ’gril’ emprunte au conte (vu dans la perspective de la rem. 2255) une « position » de vérité. Plus spécifiquement : ’le grand incendie de londres’ dit le vrai parce que ce que je raconte est vrai. Et ce que je raconte est vrai parce que ’le grand incendie de londres’ dit que ce que je dis est vrai. Cette manière de faire est assez efficace. (Mais parmi les quelques personnes qui me connaissent un peu (ou me rencontrent) et qui ont lu les branches publiées, il y a toujours une certaine méfiance à cet égard, en même temps qu’une grande crédulité (à d’autres moments)).
2257. Ce que dit le conte est arrivé pendant que le disait le conte. C’est même arrivé pendant que le conte disait ce que disait le conte. Voilà pourquoi c’est si vrai.
2258. Dans le conte il y a deux contes : le conte que dit le conte et le conte de ce que dit le conte. Cela fait d’ailleurs beaucoup plus de deux contes.
2259. Tout conte, un conte, est aussi le conte.
2260. Le conte n’est pas la poésie.
2261. Un poème peut être un conte.
2262. Le conte a affaire à la vérité.
2263. La poésie n’a pas affaire à la vérité.
2264. Le vrai du conte est dans le conte. Dans quel conte ? eh bien, dans le conte, et dans le conte que rapporte le conte. Aussi le vrai du conte est-il le vrai du vrai.
2265. Le conte dit la redondance de la vérité.
2266. « Je dis la vérité » est un énoncé beaucoup plus paradoxal que celui du « menteur ».
2267. Quand le conte mentira, et il mentira un jour puisqu’il dit vrai, le conte sera fini.
2268. Dans tout conte il y a ce qu’il y a dans un conte, ce qui fait qu’un conte est un conte. On peut le définir comme étant ce qu’il y a dans ce conte-là et comme ce conte-là est un conte, il y a tout ça dans ce conte. Voilà ce qu’il y a dans un conte.
2269. Quand on dit le conte – Quand on dit un conte il faut dire le conte de façon à ce qu’il semble que c’est le conte qui dit le conte. Et c’est normal après tout puisque c’est bien le conte qui dit le conte.
2270. Attention – Attention ! un conte parfois demande de l’attention.
2271. Un conte donne parfois de fausses indications. Dans ce cas le conte dit que le conte donne là de fausses indications. Parfois.
2272. (du conte) Anticipations – Mais n’anticipons pas.
2273. Pour dire le conte : réclamez un verre de vin. S’il n’y a pas de vin, ou si vous ne buvez pas de vin, ne dites pas le conte. À moins que vous n’ayez envie de dire quand même le conte.
2274. Pour qui conte le conte ? Le conte conte pour vous ? Qui ça vous ? Ceux pour qui conte le conte. Si le conte conte pour vous, c’est que c’est vous.
2275. Le conte conte pour ceux qui ont plus ou moins de vingt ans, plus ou moins de soixante, qui ont dix-sept ans ou plus, trente et un ans ou moins, quarante et un ans ou plus, quatorze ans ou moins. C’est toujours le même conte. Mais ce ne sont pas les mêmes gens.
2276. Un poème n’est jamais deux fois le même.
2277. Un poème n’est pas le même pour deux personnes différentes.
2278. On n’entend jamais deux fois le même poème.
2279. Le conte est toujours le même.
2280. Ceux pour qui conte le conte, s’ils écoutent le conte, qu’ils en soient remerciés. Les remerciements sont dans le conte. Pour les entendre, il faut l’écouter.
2281. Il y eut un temps où le conte était partout. Tous y avaient accès. Où est ce temps ?
2282. Que le conte sait ce qu’il dit. Le conte sait ce qu’il dit. Non pas tant qu’en disant le conte, le conteur sache ce qu’il dit. Mais plutôt de ce que le savoir du conte se dit tout entier quand on le dit.
2283. Ce que le conte dit, vous le savez aussi. Sans doute ne savez-vous pas ce que vous savez tant que le conte ne vous l’a dit. Mais le conte, qui sait tout, et en particulier ce que vous savez vous le dira. Et alors vous le saurez.
2284. L’idée de l’anamnèse est empruntée, involontairement, au conte. Le conte est la première manifestation artistique de la fonction de récit.
2285. Les constructions et élucubrations de l’idée d’anamnèse ont eu besoin de contes.
2286. L’anamnèse (au sens des églises chrétiennes) est une technique, qui s’efforce de copier le conte.
2287. La Bible est encore imbibée de conte.
2288. L’ignorance du conte, elle est où ? Elle n’est pas dans ses silences car les silences sont pleins de savoir. Elle n’est pas quoi qu’on en dise dans vos oreilles, même quand vos oreilles sont pleines de savon. L’ignorance du conte est à sa sagesse comme la chaîne est à la trame dans le bref. Mais elle ne dessine rien.
2289. (Variante dite de l’Odyssée). L’ignorance du conte, elle est où ? Elle n’est pas quoi qu’on en dise dans vos oreilles, même quand vos oreilles sont pleines de cire.
2290. Que le conte dit ce qu’il faut. Si le conte disait plus qu’il ne dit, vous vous diriez : c’était donc ça ! Si le conte disait moins qu’il ne dit, vous n’écouteriez pas le conte. Mais le conte, qui sait ce qu’il fait, n’en dit ni trop ni trop peu. Le conte dit ce qu’il faut.
2291. Le conte répond – Quand on vous dit le conte, vous vous méfiez. Vous vous dites : qu’est-ce que c’est que ce conte qui parle comme si c’était lui qui racontait le conte ? On ne peut pas être le conte et dans le conte. Et le conte répond : ce que vous dites, est-ce vous qui le dites ?
2292. Le conte répond – Certains vous diront : le conte n’est rien. Ce qui compte c’est le conte qui est derrière le conte. Et le conte répond : c’est vrai. Mais le propre du conte, c’est que le conte qui est derrière le conte, c’est le conte.
2293. Le conte répond – C’est bon, dira-t-on, le conte est dit. Mais quand le conte est dit sait-on à la fin des fins ce que le conte a dit ? Et le conte répond : il n’y a qu’une chose certaine. C’est que le conte aura été dit.
2294. À quoi sert le conte ? En effet, à quoi ?
2295. Il y a plein d’énigmes dans le conte. La moindre des énigmes du conte n’est pas l’énigme de ce que sont les énigmes du conte.
2296. Le conte est sans mystère.
2297. Le conte est sans mystères.
2298. Vous qui voulez déchiffrer le conte, posez-vous d’abord la question : pourquoi voulez-vous déchiffrer le conte ?
2299. Le conte n’est pas la poésie.
2300. Le conte répond – Certains vous diront : le conte n’est rien. Ce qui compte c’est ce que dit le conte. Et le conte répond : c’est vrai. Mais le propre du conte, c’est que ce que dit le conte, c’est le compte.
2301. Les mythes sont des contes mal entendus. Les mythologues sont des mal-entendants du conte.
2302. Les théologiens sont des voleurs de conte.
2303. Les philosophes sont des mal-entendants de poésie.
2304. Être est un conte.
2305. Le conte est toujours.
2306. L’enfance désire le conte.
2307. La perte du conte est une perte de désir, d’enfance, d’espoir.
2308. Le conte ne compte pas, mais racompte.
2309. Le vrai du conte n’est pas le vrai du compte.
2310. Le conte n’a pas le temps de compter.
2311. Le conte n’a que le temps de conter.
2312. Le conte a tout le temps de conter.
2313. Le calcul des propositions est né du conte.
2314. À l’âge du conte, les poètes étaient les compteurs.
2315. La pensée a cru au vrai hors du conte.
2316. La logique a cru au vrai dans le compte.
2317. Le conte n’épelle pas, n’énumère pas.
2318. Le conte n’est jamais fantastique, parce qu’il est vrai. Mais il peut être cruel.
2319. Les contraintes oulipiennes peuvent être mises au service du conte.
2320. Le vers est ennemi du conte (rem. 2308).
2321. L’idée de temps est née du conte autant que des changements du monde.
2322. La phrase steinienne approche la langue du conte (rem. 2070 sq.).
2323. Le conte est sans arrêts.
2324. (rem. 2309) Le vrai du conte n’est pas le vrai d’un compte.
2196. Séparer les strophes d’un sonnet par des lignes de blanc, c’est mettre une couche d’air entre les étages d’un bâtiment.
2197. Les retraits initiaux des débuts de strophe, dans la présentation « Renaissance » du sonnet, ne marquent pas seulement leur existence autonome. Ils introduisent aussi une troisième dimension dans la page. Il faut les « lire » comme une « mise en perspective ». Dans un cas, il y a fuite vers l’avant, dans l’autre vers l’arrière.
2198. Dans un alexandrin, la parenthétisation métrique (qui assure la « correction » du vers) est toujours associée à des « récaténations » (changements de parenthèses). Les règles du mètre assurent la cohérence de ces récaténations. Un vers est d’autant plus « riche » rythmiquement que les récaténations qu’il permet sont plus nombreuses, et plus complexes.
2199. (rem. 107) La mémoire externe, trace pour l’œil de la poésie, n’est pas nécessairement composée des signes écrits de la langue.
2200. Certaines surcharges maniéristes (acrostiche, anagramme, rapportatio surtout) ou rococo (bouts-rimés) particulièrement dans la forme-sonnet (qui s’y prête) sont des balbutiements d’un mode de lecture qui cherche à apparaître explicitement et la lecture verticale, et la lecture de droite à gauche.
2201. Idée d’un poème visuel (un sonnet par exemple) – ligne de points (vers du sonnet), rejoints par des flèches (sens de lecture) pleines (la lecture « réelle »), surmontées de flèches « virtuelles » allant dans l’autre sens (« shadow-mètre »). Une flèche (dans une autre couleur ?) « joint » la fin d’un vers au début du vers suivant (le « saut » de l’œil). Des flèches verticales lient les positions métriques correspondantes vers à vers. Les débuts de strophe sont en retrait, les flèches qui lient les positions des premiers vers aux suivants immédiats sont donc inclinées (marquant la « troisième dimension », architecturale – rem. 2197). Enfin, une grande croix orientée de haut en bas signale (différentiellement) les deux axes obliques descendants de la lecture selon Hinostroza.
2054. Le maniérisme, vu positivement et trans-historiquement (ou plutôt répétitivement dans l’histoire ; valable pour plusieurs moments historiques), est un formalisme qui tente d’imposer une corrélation (la plus poussée possible) entre une intention de sens (qui peut d’ailleurs elle-même être formelle ; il y a un sens formel) et une procédure, des procédures de composition de poème (des algorithmes poétiques).
2017. Dans les romans du graal, un épisode n’est que la manifestation corpusculaire de l’onde de l’aventure.
2011. Poétiquement, la structure profonde de la phrase « la souris est mangée par le chat » est : « la souris mange le chat et le chat mange la souris ».