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Publié en 2014

23 entrées
Mode : Lu

2. L’œuvre poétique contemporaine est d’ailleurs, à ma connaissance, très peu consacrée à l’évocation de la personne du poète et de ses costumes possibles. Il est question d’autre chose, d’autres choses. Ce que l’on appelle « réflexivité », dans la poésie moderne, semble être (tendanciellement) réflexivité littérale. Il s’agit toujours moins de la réflexion d’un ou du poète que de la confection, réfection, défection, etc., de la poésie telle que littéralement elle s’avance, recule, apparaît, s’expose, s’efface, boite, bute, ricoche, etc.

Mode : Lu

Les poètes savent (vaguement) que ce ne sont pas les poètes qui désormais habillent les poètes. Le costume des poètes est dans les lunettes de l’habitant non-lecteur, consommateur de moutarde et de spots en prime time. En plus, ce poète en costume n’est même pas un poète. Donc, c’est une image de rien.

Mode : Lu

[En contexte sophistique,] l’attribution d’un énoncé à un sujet parlant ne renvoie pas au sens qu’il a voulu y mettre, à son intention signifiante ou sa pensée. S’il emploie le verbe mantanein, peu importe qu’il ait voulu dire « apprendre ». Cette intention ne fixe pas l’usage du mot dans la discussion, mais plus radicalement encore : la partie sophistique qui se joue ne permet pas au sujet parlant de se référer à des règles (grammaticales ou logiques) concernant l’usage des mots et que tous les partenaires auraient admises. Il n’y a pas de recours à un « niveau d’arbitrage métalinguistique ». Chaque sujet est lié par un rapport immédiat d’appartenance ou d’imputation à ce qui est dit : soit parce qu’il l’a dit lui-même, soit parce qu’il a répondu oui.

Il y a adhérence du sujet parlant à l’énoncé et non point adhésion à des règles ou visée de sens. […] Peu importe que [le sujet] ait dit vrai ou faux. Il n’a pas tenu. […]

Le sophisme ne se démontre pas, il se remporte ou se perd.