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Publié en 1967

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Haben Sie sich überlegt, ob der Herr Zweite Staatsanwalt nicht nur einfach Ihre Stellung haben will und Sie zu diesem Zweck hereinlegt ? Das hört man jetzt viel. — Nehmen wir doch mal an, Herr Amtsrichter, Sie bescheinigen dem Juden seine Unschuld. Er hat nicht die Bohne provoziert. War gar nicht zur Stelle. Bekam sein Loch im Hinterkopf rein zufällig, bei einer Rauferei zwischen anderen Personen. Kehrt also nach einiger Zeit ins Geschäft zurück. Der Stau kann ihn da gar nicht hindern. Und das Geschäft ist um elftausend Mark geschädigt. Das ist jetzt aber eine Schädigung des Stau mit, denn der kann ja jetzt die elftausend Emm nicht von dem Arndt verlangen. Also wird der Stau, wie ich die Type kenne, sich an den Sturm halten wegen seiner Preziosen. Er geht natürlich nicht selber hin, da er als Kompagnon eines Juden ein Judenknecht ist. Aber er wird schon Leute an der Hand haben. Dann heißt es, daß die SA in nationaler Erregung Schmuckstücke klaut. Was dann die vom Sturm von Ihrem Urteil halten werden, können Sie sich ausmalen. Der einfache Mann kann es sowieso nicht verstehen. Denn wieso kann im Dritten Reich ein Jude gegen die SA recht behalten ?

Vous êtes-vous demandé si Monsieur le Procureur ne voulait pas tout simplement votre place, et si dans ce but il ne cherchait pas Il vous perdre ? Cela se fait beaucoup en ce moment… Supposons, Monsieur le Président, que vous déclariez le Juif innocent. Il n’a pas provoqué. N’était même pas là. A eu la nuque trouée par pur hasard, au cours d’une bagarre entre d’autres personnes. Revient donc, dans quelque temps, au magasin. Stau ne peut l’en empêcher. Mais le magasin a perdu onze mille marks. Et c’est une perte que doit partager Stau, maintenant qu’il ne peut plus réclamer cet argent à Weihl. Alors, tel que je le connais, Stau va s’en prendre à la section au sujet des fameux bijoux. Naturellement, il n’agira pas lui-même. En tant qu’associé d’un Juif, il passerait pour un domestique. Mais il aura des gens sous la main. On dira donc que des S.A. sous le coup d’une émotion nationale ont barboté des bijoux. Ce que la section pensera alors de votre verdict, vous pouvez l’imaginer… De toute manière, ce verdict, l’homme de la rue ne le comprendra pas. Car enfin, dans le IIIe Reich, comment un Juif peut-il avoir raison contre les S.A. ?

Bertolt BrechtFurcht und Elend des Dritten ReichesSuhrkamp1967p. 1114 [FR. : <em>Grand-peur et misère du III<sup>e</sup> Reich</em>, L’Arche, 1955, p.48, trad. M. Regnaut, A. Steiger]
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J’essaie de développer à mon usage l’idée d’un progrès infini de la philosophie, j’essaie de prouver que ce que l’on doit incessamment exiger de tout système, l’union du sujet et de l’objet en un Moi absolu (ou quel que soit le nom qu’on lui donne) est sans doute possible sur le plan esthétique, dans l’intuition intellectuelle ; mais ne l’est sur le plan théorique que par voie d’approximation infinie, comme celle du carré au cercle, et que pour réaliser un système de pensée, l’immortalité est tout aussi nécessaire que pour réaliser un système d’action.

Ich suche mir die Idee eines unendlichen Progresses der Philosophie zu entwikeln, ich suche zu zeigen, daß die unnachläßliche Forderung, die an jedes System gemacht werden muß, die Vereinigung des Subjects und Objects in einem absoluten – Ich oder wie man es nennen will – zwar ästhetisch, in der intellectualen Anschauung, theoretisch aber nur durch eine unendliche Annäherung möglich ist.

Friedrich Hölderlin« Lettre à Schiller (4 septembre 1795) » Œuvrestrad. Denise NavilleGallimard1967p. 364coll. « Pléiade » (dir. Ph. Jaccottet)
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The point about it was, if there wasn’t a god, then people wouldn’t die. I came to that conclusion, that the only reason people died was because there is a god, and the only reason people are suffering is because there is a god. The way I look at it, the way people die proves that something is killing them--something superior to them always wins. A superior force. So death is a god, if nothing else, and all people are subject to it, so death’s their god. They aren’t actually subject to the United States or Russia or anything, they’re subject to their god-Death. That’s very obvious. The point is, having reached that point, what to do about it ? If they ever reach that point. Should they be obedient to the god Death or should they be rebels ? Because if they’re obedient to God and are righteous, then the most appropriate thing to do is to die. Then, when they’re dead, they’re holy and righteous.

Sun Ra« Interview with John Sinclair » GUERRILLA1967https://aadl.org/node/192498