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Parlé

45 entrées
Mode : ParléGenre : Exercice

Live birds peck dead mice (PAM3952)

Le collective wisdom corpus est-il le produit d’une concaténation patiente ? Le proverbe est-elle la même vieille brave taupe creusant ses galeries, inlassablement, sous l’assaut constant des idéologies ?

Une discussion avec Sam et Sean à la surface clapotante du générique. À la surface des fois calme des fois agitée du générique. Selon le format de sagesse qui compresse et complique : catalogue de rôles paraboliques (police and thieves, silly lennon / funny ringo, poor lobster and voracious sheep), cosmologies catégoriques, lulling chiasmus or antithesis, langue s’affermissant dans la prescription, impératif moral tenu dans le modal (tu ne dois pas, tu ne peux pas, d’ailleurs tu n’as pas le droit et ce n’est de toute façon pas possible).

<notreally>Wisdom is a format, truth a compression.</butnotreally>

Procédure :
1/ Apply « Sound finder » effect on Audacity (tune a bit according to the source track)
2/ Randomly rename mp3s : for fname in *.mp3 ; do mv « $fname » $(echo « $fname » | sha1sum | cut -f1 -d’ ’).mp3 ; done
3/ Concatenate all mp3s of the folder into one mp3 : cat *.mp3 > final_file.mp3

Mode : Parlé

Branloire pérenne (PAM3852)

L’EP 38 sur 52 de la Petite Année de la Marchandise est une composition en trois mouvements pour deux percussionnistes. Sa partition est mentale, elle consiste
à se visualiser
mentalement foutant
des petits coups dans les chevilles du PETIT BONHOMME DE CHEMIN
ou bien encore à
tataner, à balayer
cette saloperie de
PETIT BONHOMME DE CHEMIN
qui mène à la mort comme on mène au mâle.

Mode : Parlé

Ma (PAM3452)

Ma est le 34e EP de la Petite Année de la Marchandise. C’est une improvisation corollaire d’un texte (Le chevauchant cravachant le galopant) et d’un exercice de prononciation en anglais et allemand (Chateau Cheuvale – colonne de droite sur la page de l’EP) qu’LL de Mars a intussusceptionnés puis précipités dans un diagramme qui a servi de partition. Les figures y sont grotesques et programmatiques, elles sont comme des nœuds de quipou qui à la fois arrêtent, scandent et démêlent les anamnèses.

Le conducteur

1/ « Ma » est, dans de nombreuses langues, le premier son humain émis reconnu comme articulation, donc comme parole.

2/ « Ma » est la première syllabe du nom de Marcel Jousse, la bête schizoïde chamane-possédée dont il est question dans Le chevauchant cravachant le galopant. On y lit que le réglage d’un rapport au monde se fait par des moments de versatilité ludique (ce que l’anglais appelle playing) et par l’affirmation d’une unité scénaristique de ces moments dans une heuristique du rejeu (ce que Jousse appelle un drame). La possibilité préservée d’une reprise, d’un recommencement, maintient ce vide efficace, fonctionnel, du « jeu pour le jeu » (le « ma » japonais : 間). Ce qui finit par constituer l’axe herméneutique du jeu enfantin, pour Jousse, c’est la porosité des rôles établis par le scénario adulte consolidé : sujet/objet, agent/agi, maître/possédé.

3/ « Ma » est un monosyllabe chinois qui imprime l’échangeur [agent/agi] dans le circuit de toute langue et fait son mandarin dans la langue :

Est-ce que maman a châtié le cheval ? Est-ce que le cheval a châtié maman ? (exercice de prononciation mandarin)

<
Le mamamama chinois, exercice de réglage accentuel à l'usage des étrangers, construit, par la répétition, une différence rythmique au sein d'un perçu-comme-même ; c'est le mode de la reprise des jeux enfantins (le noch einmal évoqué par Benjamin dans Spielzeug und Spielen). Ce mode n'autorise qu'un seul rôle, celui de fouetteur fouetté par son langage gestuel et vocal. Ainsi agent/agi, cheval/mère, sont moins des chapichapos – dont le ballet synchronise la pantomime d'un rangement – que des bêtes schizoïdes chamane/possédé – occupées à maintenir l'indétermination de leur idiome commun. Leurs « reprises » ne visent pas l'accord avec un langage soit déjà connu, soit déjà écrit, mais le maintien d'une roue libre spéculative où le signifiant ne risque pas de se fixer – ou plus exactement, de s'admirer dans ce qu'il prend pour son image enfin recomposée.

4/ « Ma » est le radical du prénom d'une fille et par là presque fatalement le nom-doudou qui remplace, valide, complète en l’écourtant, le nom conventionnel de la marionnette parentale. Un nom de formule macho-magique, possessif à clef unique mais accentuable, tonifiable, intensifiable à l’infini.

Mode : Parlé

Les pieds sur Nathalie Quintane – un entretien (PAM3152)

EP 31 sur 52. Un entretien dans Nathalie Quintane, les pieds sur son intérieur, à l’occasion de son sentiment sur, à propos de sa raison, dans ses contradictions les plus sous, avec-c’est-à-dire-sans elle (son nom, sa profile pic de livre de poche), et certainement sans non plus de terrain commun tassé par les noms et leurs opinions ou l’inverse (d’ailleurs laissez-moi vous dire que ça n’a aucune importance, ou l’importance décisive de toute chose dans la tradition de là n’est pas la question). On y parle de politique par devant et des moyens de s’en sortir par derrière, de mozza frontale et de tatoo lombaire, d’immensités complexes à choper rageusement par les flancs et à tordre jusqu’à ce qu’elles bougent.

Mode : ParléGenre : Discours

Mon analyse

(Aménagement du territoire de subjectivité spectaculaire)
Bonjours, je vais bien.
Je vais faire une analyse.
En direct de mon intérieur, du nid de mes opinions, du terrier de mes visions.
Je vais expliquer dans une video.
Suivez-moi dans ma video.
Je ferai une nouvelle video si celle-là n’est pas suffisante.
Je vais bien, je vous adresse ce message.
Il faut que ce soit bien compris.
C’est pas les voisins qui me gênent, là.
Je vous adresse cet appel via depuis à travers mon media.
Un dix-huit juin par jour pendant toute la vie.
Je vais m’individuer devant vos yeux par un récit du monde qui va vous retourner, vous faire voir, vous ouvrir les yeux.
Regarde ! De la liberté d’expression. De la pure. De la bonne. De la vraie.
Sans filtre. Et comme ça fait un petit bail que je couve mes dernières opinions.
J’analyse. Je fais comparaître mes petits.
Une maison, une piaule, une piscine à boules où les boules sont mes opinions.
Bonus-source : La trentième maison de Georges Simenon

Mode : Parlé

B R A V (PAM2152)

BRAV est la relecture, le 4 décembre 2014, par Lotto Thiessen et Erica Zingano d’une improvisation donnée par Antoine Hummel et Sam Langer au Palais de la Poésie de Paris le 12 novembre 2014, dont l’enregistrement original s’est révélé inexploitable dans son intégralité. De la captation du 12 n’ont été conservés dans le montage du 4 que les passages ris, parfois en contexte.

Antoine Hummel : colon basse, speaker natif bourgeois
Sam Langer : collabo de colon basse, connu pour ses rôles antérieurs de colon basse
Lotto Thiessen : colon colonisée alto, rire basse
Erica Zingano : colonisée alto
Auda City : paulstretch, échos, réverbes, tempi varium algebrosis

BRAV est un produit produit dans le cadre de la Petite Année de la Marchandise.

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Mode : Parlé

Otto und die Sirenen (PAM2052)

Otto und die Sirenen : ein Versuch über die Onomastik der Ware und der Leute raconte l’histoire de choses et de gens qui portent le nom de leur fonction, de l’usage de leur corps comme projet de vente ou projet de séduction. Le bouclette est écrit en grec épique de dictionnaire, en allemand marxiste d’essai et en allemand de dictionnaire.

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Mode : ParléGenre : Explication

Une aube rare

Une aube rare
de 113,9 mo
sous les frondaisons du jardin de copropriété
en son état à jamais le plus
21 mai 2015.

 

 

Une véritable salade de trois-quarts d’heure de pies,
de geais, de corbacs, des coups de force,
des rixes de batailles de conquêtes de femmes
inédites depuis le début du printemps
et depuis le balcon même à propos d’un chêne
une altercation
sur toute la minute 44
pour une histoire
INSENSÉE de chêne !!!!!
c’est une jungle de geais hommes exprimant le rut
dans un déchaînement de syrinx
le vrombissement incroyable
des musculeuses syrinx de Pie également
qui avait commencé très, très tôt (~ 03h00)
à se taper dans les membranes pour des motifs de séduction
mais aussi d’intimidation par exemple
et en fin de compte
dans tout ça
du silence mais peu de reprises de souffle
un aguet permanent
chez ces peuples oiseaux dont
j’apprécie l’augure qu’ils font à cette journée
à cette bonne, supère journée du 21 mai 2015.

Une version « amas »
mise en boule dans 4 minutes
sans perte sinon troncation de silences

 

Mode : Parlé

OHNE BZW. MIT (PAM1952)

Beaucoup d’ardeur dans OHNE BZW. MIT, l’ep 19 sur les 52 que nous proposerons lors de la Petite Année de la Marchandise, autour de la question des cheveux dans le pain.

‘s just 91 Chichester Drs, going wrong ways down the life
(Patrick Tradition)

i have abandoned making sense like a building with floors / i now only seek satisfaction with
dog / relieving itself against sculpture / skeezes a small bit of orion from its blatt / and so does
the sculpture / which song is for our best friend / my sculpture / and my dog / i’ll take it they
say / oui allo / have you done something great / i end up with text in the book / to clear up the
problem of it is going to be a classic / skin the district / they don’t pay god do they / i hear the
(shriek) machine / independently professing its identity in form of shriek / « ICH WAR EIN
tIGER » / chhcchhhhhhchhhhhhhchhhhhhchhhh / and i take the liberty / since i created it / to
destroy / télétel nom noms / on voyage dans la mayonnaise / on sort on mère / dans les
vacances do fim de semana / viaga­se na mayonnese / on est joy euchx / aber das K bleibt in
Deutschland / ein ausgesprochenes /
Privileggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggg

an alps of meat
cut the silence
put all the conversations in a pile
chop & mash
chash & mop
hair keeps the bread baby

Mode : Parlé

Bopping the Kitchen Mang (PAM1752)

The kitchen’s mob ep consists of a shamanic procedure, which can be described as

trying to make mopping the kitchen floor more interesting
despite it being interesting already

To mop the kitchen floor is in itself a procedure ; and here, taken as the fundamental one, it reveals its big bang, its propellant quality, as in

in everything there is big bang

Why is this a shamanic procedure ? Because it defers to an hermeneutics of time, in which everything makes sense in relation to the initial moment of mopping the kitchen floor. To call it a moment already assumes that there is in itself something to suck out, hermeneutically, from mopping the kitchen floor, from mopping the kitchen floor as a soundwhole, at least.

There is nothing lacking in mopping the kitchen floor ; we mob the mopping of the kitchen floor by taking it as a soundwhole from which there is something to suck out.

Calling it a moment assumes
a peculiar dynamics
that is prone to reveal
what our mediocre senses miss -
unhearable sounds
resonances
paulstretches of everyday life
in an environment that we take to be unpaulstretched,
compact, realistically paced
levelled
normalized
balanced for the benefit of our picked affects -
whereas it has in fact
a kind of specific
meteorology
which in this case can be called the micro-climate
of having mopped the kitchen floor.

In that as well
for that as well
at that as well
through that as well
gibt’s ein big bang
the grösser bang of
every ment
every second is hm
a source of mentism
therefore in every moment
there is a meme which bangs
just as a bang does
when it bigs
itself
or just actually when it bigs.

To every bang we
big
our attentions
binding them to biggity
bangless about what we hear.

We respect as
in we show respect to
mopping the kitchen floor
not as an activity
but as a moment
of sounding.

We’re sounding in
what has sounded.

We’re living in
what has worlded.

Peurk.
POH.