Ma veste claire

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My typical steak marinade that I created est le titre de l’improvisation donnée à Marseille le 11 octobre dernier, à ActOral. C’est un truc travaillé lors d’heures pérambulatoires-réjouissantes intitulées Going to the beach for culture, dont nous publierons bientôt ou un jour ou peut-être pas les minutes.
La phrase My typical steak marinade that I created est un mentisme né lors de ces pérambulations. Il est issu d’un commentaire spammeur qui vante une recette de marinade pour steak supposément unique :
I had bought some prime rib steaks and wanted a good recipe, something other than my typical steak marinade that I created.1
L’espèce de redondance égotrippée de my steak marinade that I created, et son association avec l’adjectif typical, un adjectif évaluatif normalement réservé à un juge extérieur, le fait que la typicité soit décrétée de l’intérieur, unilatéralement, formellement proclamée, comme sur un dépliant touristique, ce décret de vibrante singularité fit pour nous de l’expression steak marinade le mème condensateur de la banalité et de la typicité, le schème commun actualisé de la singularité contemporaine (publicitaire, soucieuse de son effet).
Sam Langer & Antoine Hummel interviewés téléphoniquement par Radio Libération Brebis-Terre au sujet de leur lecture au Festival actOral samedi soir prochain, soir, prochain, soir.
Bonjour à tous les problèmes actuels. Rien n’est normal. Les participants se lassent. La personne perd en général. Cordialement caprine, la personne perd en général. Je veux qu’on puisse savoir le pourquoi réel (le summum), et pour par qui nous buse, ma chère amie, je te crois toi et pas yahoo ; tes problèmes sont les miens : des centaines de réserves techniques. Mais ils t’ont envoûtée, du jour au lendemain, leurs robots à la noix. Maintenant, tu as le moral des turbos sympathiques. Autrefois la question était écrite. La rubrique Algérie répondait très bien. C’était un énorme changement. Du jour au lendemain, pas besoin d’ouvrir les questions : une simple lecture nous savions si le sujet intéressait. Désormais, ce que j’ignore est entrain de : PÉRIR À PETIT FEU. Je pense à Nikolai ; je pense à l’homme de Sparte.
* source
* poésie service action (cut-ups unisourcés, lus à la manière d’un célébrant -- aujourd’hui : à la manière de Michel Deguy) :
goutte à goutte où va-t-il ?
dans une veine du pied de la salade
avec les drogues qui contribuent
à contribuer à ces réactions de défense
sans qu’elles frissonnent notamment
un modèle récent de ?-rateur
le compresseur s’appelle mastère
ou tubulure : c’est un cocktail
sous une tente qui couvre le corps
nue, la salade est pour ainsi dire bombardée
par de l’air marqué
« stérilisation qu’est-ce que c’est ? »
un air que l’on
souffle sur la salade
qui n’a pas toujours disposé d’aussi si zappareils.
Il s’agit d’une salade déjà épuisée
dans son entier
la tension s’abaisse
chez l’hibernée nous la notons sur une feuille
spéciale
en comptant le pouls banalement
pouls qui nous donne : un électronicien
planté dans la tête avec des aiguilles avec notre hibernée.
À « c’est quoi ça ? » : « c’est un tracé
d’un cerveau
qui souffre »
la salade on pourrait lui planter
des aiguilles dans le corps
elle est complètement indifférente au monde
c’est extérieur et c’est heureux
parce que les neurotoxicoses du nourrisson
les tétanos
des sujets particulièrement épuisés
déchoquent les grands blessés